Plein de choses se passent sur un chantier... oui, l'été n'est pas fini !
Tout d'abord, une vue du chantier. Quand on parle de "chantier" on prouve qu'on n'est pas des amateurs ! Photos !!!

Ça, c'était avant le Xième rangement. Car on tient à préciser que dans le chantier, le rangement occupe beaucoup d'heures (je déplace à gauche, puis je déplace à droite et enfin je remets à gauche) ainsi que l'approvisionnement : chercher le "bon" produit, la "bonne" solution (ou la moins mauvaise suivant divers critères de prix, d'estétique, d'environnement etc) et trouver un fournisseur puis se faire livrer. ouf ! Tout ceci est chronophage et à prendre en compte dans la durée du chantier...
Avant d'attaquer l'ossature du garage, Philippe tente de déplacer une énorme pierre, et, pas de bol, ça ripe, une durite est sectionnée. Il passe un certain temps à tenter l'extraction du boulon, puis fait appelle aux services du garage du pont Nové, ils ont l'outillage qui le fait, vite et bien. La mini pelle sera réparée dans les jours qui suivent. Elle sera ensuite immobilisée pour cause de perte des clefs... On fait faire un double, ou bien ?

De nos soucis matériels, les poupoules n'ont que faire. Les petits orpi ont bien grandi, ils se prélassent avec bonheur (et en tas) dans la terre sèche de ce mois d'août...

Pendant que la volaille coule des jours heureux, les gars de la maison poursuivent l'aménagement des abords : tout le périmètre de la maison et du garage a été creusé, puis remise du Delta MS, drainage et rebouchage. Il reste en attente la mise en place des cours anglaises (pour la ventilation des caves), que Philippe a récupérées sur le bon coin.


Début août le bardage du garage (en red cedar) est livré. En attendant sa pose, on l'entrepose sous une tole, entre litteaux.

Toujours question approvisionnement, on récupère les plaques d'OSB et on décharge avec l'aide précieuse de Pierre et Charlélie. Merci les gars ! Une partie des plaques sont pour les murs et le toit du garage et restent donc en extérieur, l'autre partie (environ 75 m2) est pour le plancher de l'étage.

Les plaques d'OSB pour l'étage trouvent de la place au niveau de la future salle de bain. On étaie sous les solives, parce que ça pèse un peu...

A propos d'étage et de son plancher, ça se prépare : les tomettes (commandées chez Barthe de Toulouse et livrées par un chauffeur ateint du niveau zéro de bonne volonté) seront posées sur un platelage d'OSB, qui repose sur des lambourdes (rabottées chez Marc, merci!), lesquelles sont callées par 5 mm de liège. Je me suis amusée à découper les longueurs de liège, et à faire un clin d'oeil au J.O. (parait que ça occupait le monde à Rio).


Entre les lambourdes, on déverse des copeaux de bois, stockés depuis l'an dernier lorsqu'on a raboté la charpente et les solives du RDC. Trois big bag, que l'on voit sur la photo ci dessus, plein de copeaux bien secs. Pour éviter que la poussière ne tombe sur notre nez au rez de chaussée, on déroule un pare poussière (j'ai commencé avec les reste de film plastique du plancher chauffant de la petite maison, puis j'ai poursuivi au papier craft). Si je récapitule, on a de bas en haut : le plancher pin sur les solives, le film anti poussière, le liège, les lambourdes, les copeaux, , l'OSB, la colle et les tomettes. On espère que l'isolation phonique ne sera pas trop mauvaise, malgré la faible épaisseur (7 cm).


Autre front ...
Pendant que le garage s'élève, je m'attaque au reste des briques de terre crue. Je prépare le mur de l'ilôt central de la cuisine, et termine les cloisons du bureau. Au final, plus de 500 BTC (pour le poêle de masse et les diverses cloisons) auront été maçonnées, soit plus de 4 tonnes de terre crue installées dans la maison (non comptées les tomettes, briques réfractaires, enduits...)

Je finis avec un petit enduit sur la face intérieure (qu'on ne verra pas puisqu'il y aura des meubles de cuisine).

Voici le mur terminé, les joints faits et les briques passées à l'huile dure pour les protéger un peu et fixer les poussières. Philippe a déniché dans son stock une vieille planche (de noyer?) qu'il avait achetée il y avraiment très très longtemps dans une scierie près de Grenoble. Ce beau morceau nous fera un bien joli bar une fois raboté et poncé...!

Ici, dans le bureau, derrière le poêle, je pose les dernières briques.

On poursuit dans le chapitre maçonnerie, car les finitions du poêle ne sont toujours pas terminées : encore de l'enduit, pour rattraper les différences de niveau, et des tomettes sur le poêle et sur le banc :


Petit à petit ça prend des air de mieux fini. Reste l'enduit fin de finition, très prochainement...
En parlant de tomettes, on réalise un calepinage pour avoir une idée de la liaison entre la chape de terre crue et les tomettes, en passant par l'arbre. Pose en diagonale. Pas de rectitude svp !
Au passage, on remarque que la pièce a été rangée (voir photo en tête d'article pour se faire peur !). On note, mais ça ne se voit pas non plus, que l'arbre a été poncé.

Toujours dans la réalisation des sols du RDC, et plus spécifiquement de la chape de terre crue qui vient dans la cuisine, on prépare le sous bassement des meubles de cuisine. Lambourdes, OSB et carrelage. Grâce au niveau laser (merci Pierre!) on se rend compte qu'il y a un gros défaut de planéité sur la dalle OSB posée l'an dernier par les charpentiers. Presque 2 cm de défaut sur 4 m. Heureusement, il n'y a qu'une seule porte ouvrante au RDC, l'autre étant coulissante. On peut donc conserver la réserve de 7 cm prévue à l'origine.

On note au passage, sous la fenêtre de la cuisine, la réserve pour l'arrivée d'eau, qui vient de la cave. Elle a été faite avant que Fabien n'insuffle la ouate dans le plancher.
On n'oublie pas la restauration ! Grand-maman nous rend visite...

Et pour finir, une petite photo des ... poupoules ! Ginger a couvé 10 oeufs, les siens et ceux des copines, à la sauvage, par vents et marées (ou plutôt orage et canicule) et nous a ramené 10 jolis poussins. Belle réussite mais il n'était pas prévu que le cheptel grossisse à ce point. Donc : poules à vendre !
